Projet 2026 – De la graine à l’assiette

Les projets de l’équipe DOLUS2026
Le projet Grainothèque à la Cailletière

Mise en place de la politique agricole communale
Victoire des Cantines bio


Les projets de l’équipe DOLUS2026

candidat aux élections municipales à Dolus les 15 et 22 mars 2020
Jardinage à la Cailletière

Mettre à disposition des agriculteurs de nouveaux espaces fonciers permettant de lutter activement contre les friches.

Maintenir et accroître la part de bio local de saison dans la restauration collective.

Soutenir la biodiversité urbaine et de pleins champs grâce à la végétalisation de la ville et le non usage de produits phytosanitaires.

Accompagner le déploiement de l’espace test agricole sur la Cailletière.

Accompagner le déploiement de l’ex-sentier des naissances pour en faire un véritable sentier d’interprétation de la biodiversité en zone de marais.

Éduquer les enfants en leur apprenant la saisonnalité des légumes, proposer un programme pédagogique aux enseignants avec des visites de fermes, mobiliser les pouvoirs publics pour faciliter l’accès à l’eau pour les nouveaux agriculteurs qui souhaitent s’installer.

Faire le lien avec la commission animation pour proposer une animation autour de la grainothèque à l’occasion, par exemple, de la manif du 17 novembre.

Développer l’aspect grainothèque mis en place à la Cailletière pour maintenir des semences paysannes saines.

A ce sujet, voir le dossier du Lieu Test Agricole de la Cailletière


Mise en place de la politique agricole communale

 

 Dolus, le 26 octobre 2018.

La question agricole est au cœur du projet politique porté par la majorité de l’équipe municipale actuelle qui dans son tract de campagne proposait de « Soutenir une agriculture durable de proximité » et « Valoriser et développer les circuits-courts ». Dès 2014, un travail de fond a ainsi été entamé dans ce sens avec l’Afipar et le réseau Un + bio pour développer un projet agricole communal ambitieux et accroître la part du bio local de saison à la cantine (1).

Dans le cadre de la révision du PLU et en lien étroit avec la chargée de mission agriculture durable missionnée sur ce sujet par la CdC IO dans le cadre de son développement économique, un soin particulier est apporté aux questions de pérennisation, développement et création des exploitations agricoles. Le classement de l’île (officiel depuis 2011) implique en effet de bien choisir et identifier les espaces où les professionnels pourront implanter des constructions et, le cas échéant, les faire évoluer. En parallèle, la problématique de l’accès au foncier et à l’eau douce est cruciale pour permettre le développement de productions locales en maraîchage bio destinées aux marchés locaux (vente directe, restauration collective et restauration privée) et le déploiement d’activités pastorales (moutons et chèvres) pour l’entretien des paysages.

Préparation du sol à la Cailletière

A ce jour, 2000 hectares de terrain sont en effet en friche sur Oléron et cette situation pose trois problèmes importants. I/ Dans le cadre du Plan de prévention des risques naturels, le risque feu a été très clairement identifié (surtout avec les épisodes météo actuels où les périodes sans pluie accroissent le risque d’incendie) ; II/ les agriculteurs sont victimes des dégâts causés par les sangliers qui, profitant de cet habitat de friches, pullulent et détruisent les cultures notamment quand l’accès à l’eau devient difficile et III/ lors des successions où les multiples ayants droit des parcelles ont du mal à se coordonner ensemble pour assurer l’entretien de ces terrains.

Afin de répondre techniquement à cette triple problématique, la commune a engagé un travail de fond avec le service d’information géographique du Pays Marennes Oléron pour créer deux outils informatiques accessibles en ligne permettant de gérer dans la durée l’évolution de ces parcelles (envoi de courriers d’information aux propriétaires, proposition de mise en relation avec les agriculteurs pour exploiter les parcelles, suivi des travaux de débroussaillage, etc.). Pilotée par le service urba communal, cette action permet ainsi de disposer en temps réel d’une vision claire des aménagements en cours et possibles sur la commune.

Enfin, l’évolution de la Cailletière comme tiers-lieu à vocation agricole permet d’installer un espace-test piloté par l’association Champs du partage (2). Cette structure vise à accompagner de néo-agriculteurs dans leur installation sur le long terme en s’appuyant sur l’expertise de paysans déjà installés. Ces actions de fonds entamées et concrétisées entre 2015 et 2019 permettront donc dans la durée de faire coïncider développement d’activités agricoles et accès au foncier dans une logique de circuit-court bas carbone (3).

 


Victoire des Cantines rebelles (bio)

Du bio, du bon, du local de saison et de belles perspectives

La remise du prix à la Mairie de Paris
La tour Eiffel avait été spécialement décorée pour l’occasion

 Dolus – Paris, le 6 novembre 2019. Eddy Le Blanc, chef de la cantine scolaire de Dolus, Lysianne Aupy, responsable du self scolaire, Yvette Abgral, adjointe aux affaires scolaires et Grégory Gendre, maire de la commune ont reçu ce jour des mains du sénateur du Morbihan Joël Labbé le trophée des cantines rebelles remis par l’association Un plus Bio à l’occasion de ses journées annuelles dédiées à la restauration collective.

Organisée dans les locaux de la mairie de Paris en présence de Mmes Anne Hidalgo et Françoise Nyssen, directrice des éditions Actes Sud et ex-ministre de la Culture, cette cérémonie a permis de consacrer tous les acteurs qui œuvrent au quotidien pour proposer à leurs convives une cuisine saine, durable, bio, locale de saison et respectueuse des territoires.

8 lauréats ont été récompensés : les interco (CdC Royans-Vercors), les établissements (les crèches Eponymes), les associations (l’Acena), les départements (le Gers), les très grandes villes avec + de 20 000 repas/jr (Paris), les grandes villes avec 3 000 à 2 000 repas/jr (Fontenay-sous-Bois), les communes moyennes avec 300 à 3000 repas/jr (Miramas) et les petites communes (jusqu’à 300 repas/jr). C’est dans cette dernière catégorie que Dolus a été primée grâce au 53 % de produits bio, locaux de saison présents dans les assiettes des enfants de maternelle et de primaire, la mise en place de l’espace test agricole sur le site de la Cailletière et le déploiement depuis 4 ans des ateliers cuisine collectifs et participatifs.

 Depuis sa création en 2002, Un + bio ne cesse en effet de croître et compte dans ses rangs aujourd’hui plus de 250 adhérents (communes, interco, conseil régional, conseil départementaux, parc naturel régional) regroupant plus de 13 millions d’habitants. L’association édite un observatoire de la restauration collective et propose aux acteurs qui le souhaitent de rejoindre un club technique destiné à faciliter les échanges et les transferts de bonnes pratiques. Plus de 2 000 établissements sont suivis par Ecocert dans le cadre du programme de labellisation des actions en cuisine.

Parmi les principaux enseignements de ces journées, plusieurs éléments marquant soulignent une réelle évolution des pratiques :

  1. Entre 2017 et 2019 la part moyenne du bio est passée de 21 à 38 % parmi les adhérents,
  2. 85 % des cantines proposent un repas végétarien par semaine,
  3. 9 adhérents sont déjà à plus de 80 % de bio local de saison dans l’assiette,
  4. 80 000 hectares de terre agricoles (soit 0,3 % de la surface agricole utile nationale) suffisent pour alimenter en bio les 30 millions de repas quotidiens servis par la restauration collective,
  5. La ville de Florence a obligé les restaurants du centre historique de la ville à
    Des carottes, des tomates, des choux, des poivrons, des patates, des courgettes, des aubergines, de l’ail, des oignons, du maïs, des navets, des radis, des concombres, des salades, des potirons, des champignons et encore pleins d’autres trucs

    utiliser a minima 70 % de produits territoriaux,

  6. L’établissement Pierre Fanlac en Dordogne est le premier collège à être passé à 100 % de bio local de saison pour ses 360 repas/jr (1,90 € de coût matière) avec le soutien officiel de la chambre d’agriculture,
  7. A partir de 30 % de bio local de saison, les établissements doivent rentrer dans une véritable logique de filière pour travailler étroitement avec l’écosystème agricole local notamment les éleveurs pour proposer une viande qualitativement reconnue,
  8. Les adhérents utilisent principalement le gré à gré (45 %) et les plates-formes de producteurs (27 %) pour s’alimenter,
  9. La lutte contre le gaspillage alimentaire, l’offre de menus végétariens, l’utilisation de produits bruts et de saison et la formation des personnels sont indispensables à réaliser,
  10. Dans le Gard, 30 % des 50 000 hectares de friches recensés par la Safer disposent d’eau à proximité et ces terrains sont utilisés pour produire exclusivement ce qui est commandé par la restauration collective,
  11. Le Gers compte 80 000 hectares et 15 600 fermes en bio,
  12. La CdC de Royans-Vercors a travaillé avec les centres sociaux pour que les jeunes de 13 à 17 ans produisent un escape game de l’alimentation,
  13. L’utilisation du Nutriscore par l’Acena (association des acheteurs de la commande publique en Nouvelle-Aquitaine) a fait changer la stratégie des industriels suite au déréférencement de certains de leurs produits épinglés pour leur composition.

« Ce prix représente beaucoup car il récompense le travail de toutes les équipes techniques et élues engagées sur ce thème pour faire de la cantine scolaire un véritable outil de transition sociale, écologique, alimentaire et agricole, indique Grégory Gendre. Grâce à ce réseau et ces expériences, non seulement nous montrons que le bien manger est possible mais surtout réalisable et adaptable à l’échelle de toutes nos collectivités et établissements. Dans la logique des CEE pour l’énergie, il faut donc maintenant développer un Certificat d’Éducation à l’Alimentation pour sanctuariser ces pratiques positivement neutre en carbone et rendre les Projets Alimentaires Territoriaux obligatoires comme le sont déjà les Schémas de Cohérence Territoriaux. »


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