La Cailletière

L’espace Test Agricole
Le permis de construire récemment  délivré
(ceci explique que ce n’est donc pas si flou que ça…)
Développement du site de la Cailletière
Rappel de quelques points de détails à Mme Vidalenc et à collègues

Le Projet de lieu de test agricole
Histoire de la Cailletière


L’espace Test Agricole

L’espace-test-agricole », Kesako ?
Dans le cadre de sa politique agricole et alimentaire, la Commune de Dolus d’Oléron œuvre pour faciliter l’installation d’entrepreneurs en maraîchage biologique sur son territoire.
Elle a ainsi mis en place, avec le soutien de l’association Champ du partage un « espace-test agricole » sur le domaine de la Cailletière.
L’espace dédié a été conçu et aménagé pour pouvoir accueillir simultanément 2 porteurs de projet. La Collectivité est par ailleurs en recherche de foncier complémentaire pour agrandir les surfaces mises à disposition.
La ressource en eau étant limitée sur le site, les personnes en test devront, en plus du cahier des charges de l’agriculture biologique, privilégier les techniques culturales limitant la consommation d’eau.
Pendant toute la durée du test, un groupe d’appui (paysans tuteurs, couveuse, Communauté de Communes Ile d’Oléron…) accompagne les entrepreneurs à l’essai pour :
– l’approfondissement des techniques maraichères,
– l’utilisation et l’entretien du matériel,
– la gestion de projet et à l’entrepreneuriat,
– l’insertion dans le tissu socio-économique,
– la connaissance du cadre réglementaire et organisationnel du parcours à l’installation sur l’île d’Oléron.

 

Sont mis à disposition des deux porteurs de projet :
– 5000 m2 de terres cultivables dont 4 tunnels (2 tunnels de 8x40m, 1 de 30mx8m et 1 de 6x10m) équipé d’un réseau d’irrigation par micro aspersion,
– l’outillage nécessaire à la conduite d’exploitation,
– un local pour ranger et stocker le matériel,
– une cave.

Vous êtes intéressé, ou connaissez des personnes qui le sont ?
Contactez Jessica Fournier, Animatrice des espaces test agricolesChamps du PartageMail : champsdupartagepc@gmail.com

Voir l’appel d’offre de Champs du Partage

 

 

 

 

 


« Défloutage » de l’article paru dans le Sud-Ouest du 10 janvier (pour lire l’article cliquez ici)

Le permis de construire récemment  délivré

Ce permis concerne uniquement ces 2 lots :
P2 La salle La Colo, le local des Restos du Coeur et les toilettes/sanitaires pour l’ensemble du site
P5 La cuisine collective et l’espace de co-working

A l’heure actuelle, les projets en cours mais non définitifs pour P6 et P7 concernent une école de musique (du solfège au studio d’enregistrement) et des salles pluri-activités autour de la danse, du théâtre et du yoga. Le corps de ferme P3 est très abîmé et il doit faire avant toute chose l’objet d’un examen très approfondi de l’étage. P1 est pour l’instant dévolu à du stockage. P8 sera dévolue aux arts de rue et aux Apéros bricolos, P4 à « Champs du Partage » pour l’espace test agricole et P9 Au skate.

 

Toutes les précisions sur ce permis de construire, en copie ci-dessous


Développement du site de la Cailletière

 Dolus, le 26 octobre 2018

Domaine agricole bâti au 18ème siècle, la Cailletière est devenue une colonie de vacances en 1950. Racheté 1 M€ par la mairie en 2008, ce domaine de 4 hectares n’a pas fait l’objet de revalorisations spécifiques. Depuis 2014, la nouvelle équipe municipale a engagé une démarche collective et citoyenne pour transformer cet ensemble (prairie, maraîchage, corps de ferme et dortoirs) en lieu de vie pluriactivités et intergénérationnel ouvert à l’année. Après une première étape de défrichage entre 2014 et 2016, 2017 a servi d’année 0 pour rendre à nouveau le lieu accessible aux publics (réaménagement d’espaces communs, remise à niveau des réseaux d’eau et d’électricité, réouverture du jardin, installation d’un chapiteau dédié aux arts de la rue, mise en place du Wifi). 2018 marque un nouveau tournant avec la formalisation d’un collectif citoyen pour animer une partie du lieu, le début des travaux pour installer les Resto du cœur et rendre accessible en ERP un local pour le collectif La Colo, le lancement d’un espace-test agricole, l’aménagement de l’espace de co-working et le développement de manifestations culturelles comme le Printemps de l’Alimentation Durable.

Les objectifs du site sont multiples :

développer une approche agricole intégrée proposant du champ à l’assiette un parcours alimentaire sain et durable,

offrir un espace de co-working innovant et stimulant en capitalisant sur les multiples ressources disponibles sur le lieu et à proximité (surf, paddle, kayak, voile, VTT, randonnées à cheval, etc.),

permettre aux Restaurants du Cœur d’installer leur Antenne oléronaise dans des locaux spacieux adaptés à leur indispensable action.

créer un modèle socio-économique innovant permettant de rendre la Cailletière autonome à moyen terme, mesurer les externalités positives et négatives de ce type de politique publique sur le long terme,

permettre de créer, accompagner, dynamiser et pérenniser des projets de territoire culturels et associatifs grâce à la mise à disposition de ces infrastructures et au renforcement du travail de réseau (entre ressources locales, avec l’apport de ressources extérieures, en lien avec les autres réseaux supra-territoriaux déjà existants ou en cours de densification),

montrer concrètement en quoi, pourquoi et comment le développement de projets et la création de richesse sociale, culturelle et non fiduciaire au XXIème siècle peut se penser de manière éco-systémique.

Les usagers actuels du site sont multiples et peuvent se caractériser de différentes manières :

Les spontanés ; ils sont habitués de ce type de dynamique, sont déjà bénévoles ailleurs, ont déjà porté des projets dans ce registre et mettent spontanément les mains à la pâte car ils ont compris que la Cailletière vivrait grâce à l’énergie collective. C’est grâce à eux que tout a été fait jusque-là.

Les intéressés ; ils en ont entendu parlé, ils attendaient cela depuis longtemps dans l’île, ils ont compris la démarche générale et regardent en participant parfois. Ils s’investissent au coup par coup en fonction des opportunités, de leur agenda et choisissent les tâches auxquelles ils veulent bien contribuer.

Les surpris ; ils sont arrivés là par hasard (par le copain qui connaît la fille qui etc.) et ils adorent mais comme ils sont déjà branchés sur 1000 projets, ils papillonnent et ne veulent pas s’inscrire dans la durée. En revanche, quand ils sont là, ils participent à fond et surtout pollinisent dans leurs réseaux respectifs.

Le grand public ; il vient en fonction des événements (soirée bœuf musical d’un food-truck, spectacle sous chapiteau d’une compagnie d’art de rue en résidence qui vient présenter sa sortie d’atelier, festival sur l’alimentation durable, etc.) et choisit ensuite d’être tenu informé de la suite (abonnement à la mailing-list) voire de revenir donner du temps et de l’énergie sur un chantier participatif.

Les professionnels ; quelle que soit leur thématique (agriculture, art de rue, utilisation de l’espace de co-working) ils sont là pour un projet précis avec un calendrier, un cahier des charges et des objectifs qualitatifs et quantitatifs sur lesquels ils se sont engagés. Ils rythment donc l’agenda de développement du lieu en fonction du phasage de leurs propres projets.

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Voir le dossier du Lieu Test Agricole de la Cailletière


Rappel de quelques points de détails à Mme Vidalenc et à collègues

Longue vie à la SPCIO

Dolus, le 14 août 2019.
C’est désormais traditionnel
 : durant la saison entre grandes marées et alertes canicules, l’assemblée générale de la SPPIO est l’occasion de délivrer bons et mauvais points aux acteurs oléronais. Ayant la joie et l’honneur d’être parmi les récipiendaires de la cuvée 2019, il nous semble important de rappeler quelques points de détails que Mme Vidalenc et ses collègues ont, sciemment ou non, omis dans leurs analyses.

…entre grandes marées et alertes canicules…

En préambule, rappelons simplement que l’anarchie, contrairement à la manière dont le terme est utilisé ici, ne signifie pas le désordre, mais représente un mouvement politique qui selon le sociologue Daniel Colson « refuse tout principe premier ou cause première et affirme la diversité et la capacité des gens à se construire sans être soumis à une hiérarchie, une domination ». C’est la source du trop fameux Ni dieu ni maître. Ceci étant dit :

I/ La municipalité de Dolus remboursera jusqu’en 2033, 73 000 € par an (capital + intérêts) pour le rachat de cette ancienne colonie de vacances effectué par la municipalité précédente et restée en friche de 2002 à 2014,

II/ Le PPRN et la loi littorale obligent à un développement atypique du site puisque celui-ci ne pourra plus, de facto, se développer selon les logiques immobilières classiques traditionnellement employées pour gérer ces grands ensembles (vente d’une partie du terrain à un promoteur, usage d’avantages fiscaux type loi Pinel, etc.),

III/ Les ex-autres colonies de l’île comme les Tricoles par exemple sont aujourd’hui à l’abandon et ces sites, où les dégradations sont importantes, représentent un risque incendie fort tel que cela a été matérialisé dans les cartes d’aléas validés par les services de l’Etat et les communes,

Elles sont belles mes tomates, elles sont belleeeeeeees !

IV/ Les aménagements du site de la Cailletière et le développement général pluri-annuel du projet ont été présentés et validés par la Région Nouvelle-Aquitaine dans le cadre de l’Appel à Manifestation d’Intérêt pour le développement des tiers-lieux en milieu rural. Quand bien même le mouvement anarchiste représenterait une telle menace pour l’île, son classement, ses enfants et ses retraités, nous n’avons pas l’impression que les politiques publiques portées et structurées par l’exécutif et le président Rousset se réclament particulièrement de ce courant de pensée,

V/ A l’heure actuelle plusieurs associations contribuent à l’animation du lieu et depuis sa réouverture aux publics en 2016, le site a accueilli des milliers de visiteurs grâce à la diversité des manifestations proposées par le CEPMO (festival de musique électronique entièrement auto-géré par les élèves), les adeptes locaux de la culture manga, l’association départementale de randonnée pédestre, le collectif des élagueurs professionnels et des arboristes grimpeurs, le collectif d’accueil des réfugiés, la fédération nationale des vidéos participatives, le Printemps de l’alimentation durable, la Régie Oléron Déchet dans le cadre du jardinage au naturel, la Colo pour le festival Pause ta prose, etc. Acteurs qui, là encore et sauf erreur de notre part, ne se sont pas spécialement constitués pour célébrer la mémoire de Sacco et Vanzetti sur l’autel du site classé,

VI/ Grâce à sa remise en état et à l’énergie déployée par les nombreux bénévoles engagés dans la démarche, le jardin collectif produit en moyenne ses 5 kilos de légumes quotidiens auxquels s’ajoutent, avec une régularité d’horloger bio, les deux œufs/jour proposés par la branche gallinacée de l’équipe. L’excellent travail réalisé par Champs du Partage permettra d’accueillir les premiers membres de l’espace test agricole sur site dès 2020,

VII/ Culturellement et grâce à la présence d’Aire de Cirque les compagnies d’art de rue et de cirque contemporain en résidence proposent des spectacles de très très grande qualité qui se jouent à guichets fermés à l’image de ce qui se passe au Théâtre d’Ardoise. Ces lieux ayant trouvé leur place dans le paysage local, départemental, régional et national (voire international), ils contribuent donc naturellement à la structuration des filières des arts de la rue, du théâtre et de la musique avec comme point d’orgue l’organisation des festivals Estivases et O! les rues,

VIII/ La problématique antédiluvienne du logement des saisonniers soulevée dès le début du mandat par l’équipe municipale semble enfin évoluer avec une réunion sur le sujet prévue à la fin du mois à la CdC de l’île d’Oléron dans le cadre de la convention à passer avec le Préfet sur le sujet avant la fin de l’année (dans le cadre de la loi Nôtre les communes touristiques doivent en effet mettre en œuvre un plan logement saisonnier territorialisé),

IX/ Les riverains du site reconnaissent que la saison 2019 s’inscrit dans la lignée des saisons 2018 et 2017 pour la bonne gestion du niveau sonore sur site. Les enseignements de la réouverture étant appliqués à la lettre sur ce sujet,

X/ La Caisse d’Allocation Familiale a intégré la Cailletière dans sa cartographie des lieux et espaces de vie oléronais permettant le développement du lien social et intergénérationnel à l’année dans le cadre de la nouvelle convention de partenariat en cours de signature avec la CdC IO,

XI/ En septembre et octobre prochain débuteront les travaux pour doter ENFIN les Restos du cœur de locaux dignes de ce nom afin de répondre aux besoins insulaires.

« Nous souhaitons une bonne retraite à Mme Vidalenc car il est temps pour elle de passer la main. Le monde change et bouge, les réalités de nos territoires doivent prendre en compte des principes nouveaux liés au réchauffement climatique, à la mutualisation des énergies, au co-usage des sites ou à l’évolution de la demande sociale de la population en terme d’engagement ou de consommation de l’offre culturelle, analyse Grégory Gendre maire de Dolus d’Oléron.

C’est ce qui se passe aujourd’hui à la Cailletière et au Théâtre d’Ardoise avec des dynamiques croisées qui fonctionnent parfaitement bien. Dans les débats classiques et réguliers entre anciens et modernes, la roue de l’histoire tourne toujours dans le même sens : la SPPIO doit donc devenir la Société de Protection de la Culture de l’Ile d’Oléron pour mêler enjeux patrimoniaux, évolution du site classé et dynamisme insulaire à l’année ».

 Nota : En complément et derrière la seule personnalité de Mme Vidalenc qui tout en incarnant le visage de l’association n’a jamais soumis ses idées au vote républicain, il pourrait être de bon ton que les membres de la SPPIO affichent ouvertement leur appartenance et leur soutien aux idéaux portés par la structure. A l’heure des labels et des recommandations tout azimut sur les réseaux sociaux pour comparer les propositions (touristiques, associatives, culturelles, etc.) il serait ainsi intéressant de voir l’impact de cet affichage auprès de leurs publics cibles.


 

Histoire de la Cailletière

La Cailletiere est un vieux domaine transformé en colo qui a été acquise par l’équipe précédente pour 1 M€ avec différents projets non-aboutis. L’équipe en place a donc décidé de reprendre cette acquisition pour déployer des projets Eco-responsable.

RAPPEL DES FAITS

Aménagé en colonie de vacances, le domaine de la Cailletière avait été acheté en 2001 par un marchand de biens. Les différents projets qu’il avait alors présentés pour son aménagement, notamment la réalisation de résidences secondaires, ne répondaient pas aux souhaits de la municipalité. Cette dernière avait alors décidé en novembre 2007 de préempter le domaine. Il est actuellement composé de bâtiments du xviie siècle profondément remaniés aux xixe et xxe siècles ainsi que des baraquements datant des années 60. Les six hectares de terrains sont composés de prairies et de bois. Le cabinet d’architectes Mc Mahon & Co a travaillé plusieurs mois sur le dossier de réhabilitation des lieux. Fin octobre 2008, une dizaine de panneaux explicatifs sont exposés dans les locaux de la mairie présentant les différents projets d’aménagement.

 

Les projets de l’ancienne équipe municipale

Le premier concernait la réalisation d’un centre municipal et des logements. Le programme comprenait donc 15 logements dans les bâtiments existants et 10 logements neufs. Six logements saisonniers de 40 m2 étaient également envisagés .

La deuxième proposition comprenait la réalisation d’une mairie avec la réalisation également d’une salle municipale de 200 m2, d’une serre horticole, de locaux associatifs et de six logements saisonniers. Le principe de ce second projet était de conjuguer le prestige et la fonctionnalité, les locaux de la mairie devenant exigus et la salle des mariages, à l’étage, posant des problèmes d’accessibilité.

La troisième solution envisagée était la recomposition du domaine agricole avec la mise en place d’un établissement et service d’aide par le travail tourné vers l’hôtellerie et les espaces verts. Il s’agissait donc là d’un retour à l’état initial pour le domaine qui serait redevenu une exploitation agricole.

A noter que ces projets font partie de l’histoire ancienne, ils ne peuvent ni aboutir, ni être repris actuellement.

 

RAPPEL DE SON PASSÉ NOBLE ET ANCIEN

Selon l’abbé Béliard, historien d’Oléron, le passé de la Cailletière est noble et ancien. En 1551, c’était une habitation seigneuriale appartenant à Pierre d’Aguesseau, seigneur de Ravaine et de la Cailletière, lieutenant général du siège royal de Saint-Jean-d’Angély. Lou du Grenier, baron d’Oléron, en était le seigneur en 1655. Selon la description de l’époque, «la propriété se compose d’une grande maison de maître à plusieurs pièces au rez-de-chaussée et au premier étage, une habitation de bordier (laboureur) et comporte des chais, des brûleries, parcs à bestiaux et à volailles. Le pigeonnier, presque sur la façade, est une belle construction en pierres de taille. De plus, une garenne plantée de grands arbres et de taillis situés au nord du domaine le complétait agréablement.» La propriété a été transmise par voie testamentaire à M. de la Vézouzière en 1717 puis à la famille Masson de la Sauzaie qui la conserva jusqu’en 1822. A cette époque, elle fut habitée par Pierre-Louis Barthélemy Charlet qui fut maire du Château. Un de ses fils, Pierre Louis Emile Charlet, artiste peintre, a réalisé de nombreuses peintures remarquables que l’on peut voir au musée de Rochefort, à la cathédrale de La Rochelle et dans des églises de l’île. Le dernier habitant de la Cailletière a été René Roux, maire de Dolus jusqu’en 1962.

RAPPEL DES PROJETS ACTUELS

Le vaste terrain est encore parsemé d’herbes hautes, et les travaux de rénovation des anciens dortoirs sont loin d’être achevés. Mais après des années d’abandon, la Cailletière, une ancienne colonie de vacances située en bordure de Dolus-d’Oléron (Charente-Maritime), revit.
En moins de deux ans, quelques dizaines de bénévoles ont débroussaillé ses quatre hectares de terrain, arraché les ronces, réhabilité et sécurisé certains pavillons. Et si le lieu paraît encore sauvage. La municipalité de Dolus, propriétaire du terrain, n’est pas étrangère à cette résurrection, En 2018,
le maire, Grégory Gendre, décide de porter un projet qui s’articule sur trois lignes principales :
• Une partie maraîchage grand public
• Une partie « incubateur » qui sera un espace de test agricole pour des jeunes maraîchers qui
veulent s’installer.
• Un lieu culturel qui accueillera des jeunes compagnies d’arts de la rue.


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